Orléans – Yann Moix

Orléans – Yann Moix – Le Livre de poche (Grasset)

Voilà un bon moment que je voulais lire du Moix. C’est fait.

En toute sincérité, il est peu probable que je renouvelle l’expérience (sauf hasard des CAL).

Moix écrit comme il parle, ou parle comme il écrit, je ne sais pas, en convoquant un vocabulaire alambiqué, souvent à la limite du désuet qui n’éclaire pas son propos.

Mais, surtout, il parle de lui. Vous me direz, avec la perspicacité qui vous caractérise, que c’est un peu le principe de l’autobiographie, et vous avez raison. Toutefois, au-delà de s’exprimer sur sa personne, il ne cesse de geindre sur sa jeunesse. Après tout, il est possible que ce qu’il raconte soit la vérité, aussi insupportable soit-elle.

Je n’aurai pas l’audace de déconseiller ce bouquin. Moix n’est pas inintéressant, loin de là. C’est juste que l’exercice autobiographique m’agace quelque peu.

Non, mais culturellement.

© Jourd’hu – octobre 2022

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7 commentaires sur “Orléans – Yann Moix

  1. « Mais, surtout, il parle de lui. Vous me direz, avec la perspicacité qui vous caractérise, que c’est un peu le principe de l’autobiographie, et vous avez raison. »
    …Pour une fois que j’ai raison (gardée)…
    Moix Moix Moix!
    (extrait article du Monde) : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/31/ces-heures-ou-yann-moix-a-tente-de-rester-frequentable_5504880_3224.html

    « Tout avait bien commencé pour Grasset qui reste, avec Gallimard, l’une des maisons d’édition les plus scrutées à l’heure de la rentrée littéraire. Laurent Binet et son Civilizations, Léonara Miano (Rouge impératrice), Sorj Chalandon (Une joie féroce)… Au milieu de cette prestigieuse affiche, un roman a fait parler de lui avant l’été : Orléans, premier volet d’une « tétralogie de l’humiliation », qui égrène les lieux de résidence de Yann Moix, de Reims à Paris en passant par Verdun. L’éditeur ambitionne même le Goncourt. Le rêve de Moix, 51 ans, déjà couronné en 1996 par le Goncourt du premier roman pour Jubilations vers le ciel, puis par le prix Renaudot, en 2013, pour Naissance.

    Perso, c’est comme la fausse littérature : les poètes s’en foutent ! Ah ah !

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