Le jour d’après

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

(chère famille adorable, vous qui m’avez si gentiment accueilli hier, si vous tombez sur ces lignes n’oubliez pas qu’il s’agit de fiction véritable ou de vérité fictionnelle, au choix ; en vous embrassant)

L’avantage de ne pas avoir bu une goutte d’alcool depuis bientôt huit ans, c’est de pouvoir se réveiller, aux aurores, frais et dispos, après des soirées comme celle d’hier. C’est donc frais comme un gardon, un vieux gardon mais un gardon tout de même, que je me suis levé à l’aube, à 10h12 pétantes. Pas mal aux cheveux donc, et surtout, surtout, pas d’état fébrile.

Il vaut mieux que je reprenne les événements dans l’ordre.

Je suis invité chez mes cousins pour réveillonner. Nous serons neuf adultes et sept enfants. Sauf que, lorsque je suis arrivé, j’ai compris que j’entrais dans un hôpital. Presque tous les adultes présents sont malades. Voire très malade pour le compagnon de ma petite cousine que je ne verrai pas de la soirée. Les bises sont proscrites pour éviter de propager le virus de la gastro ou celui de la rhino-pharyngite.

Apéro. Champagne contre jus de tomate. Avec des amuse-gueule de grande qualité car mon cousin est un cuistot multicartes de grand talent.

Entrée. Huîtres et coquillages crus. Je passe en mangeant du pain beurre.

Premier plat. Escargots. Je passe en mangeant du pain beurre. Et un peu de saumon. J’aime bien le saumon mais je suis phobique des arêtes. Or, je suis toujours le seul à trouver des arêtes dans le saumon.

Deuxième plat. Poêlée de Saint-Jacques et son flanc de potimarron. Une tuerie.

Fromages (dont un brie truffé dont vous me direz des nouvelles… Ah ben non…).

Bûches glacées. Mes papilles ont beaucoup apprécié, mes dents moins.

Chocolat tisane.

De bonnes rigolades dont un fou rire.

Puis vient minuit. L’heure des cadeaux des « grands », ceux qui ne croient plus, ou un peu moins, au Père Noël. Quand elle m’a invité, ma cousine m’a interdit d’apporter des cadeaux dans la mesure ou gâter quinze personnes aurait un peu vidé ma bourse. Je m’installe donc, un peu à l’écart, pour observer les « grands » qui déballent leurs surprises. Soudain, ma petite-petite-cousine est face à moi, me tend un paquet et dit « C’est pour vous monsieur ». Certes, nous nous connaissons assez peu, mais elle sait, en gros, qui je suis. C’était très mignon, très touchant. Et tellement gentil de leur part de me faire des cadeaux alors que j’étais venu les mains vides. Ah non, j’avais apporté de très bons chocolats.

J’ai passé un très bon moment. Pourtant, il y avait des gens. C’est bizarre.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – décembre 2022

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7 commentaires sur “Le jour d’après

  1. Ici, le cuisinier était malade… Tout le monde a dû manger ma cuisine… Et il y a très loin du « restau » de l’un à la cuisine de l’autre! Et absolument rien à voir avec le « restau » de Justin! Enfin, la distribution de cadeaux et l’abondance des desserts ont un peu consolé les convives. Passez un excellent lundi!

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