Mon amiral !

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

Un article a attiré mon attention dans le torchon de ce matin.

« L’ex Foch erre dangereusement en mer ».

Vu la mauvaise qualité de la typographie, dans un premier temps, j’ai lu : « L’exfocherre… ». Je vous avoue que je n’ai pas compris, et alors que je pensais entamer ma première sieste de la journée, je me suis dit : « Allez, que diable, un peu de fantaisie dans ma vie ne peut faire de mal, allons page 4, voir ce qu’est cet exfocherre ».

En réalité, mais vous l’avez compris grâce à la perspicacité qui vous caractérise, cher lectorat adoré, il s’agit d’un article traitant de la retraite compliquée des anciens fleurons de la Royale qui faisaient la fierté de tout le peuple français au Moyen-Âge. Ou dans ces eaux-là.

Le porte-avions Foch !

Elle est douce celle-ci !

J’étais convaincu que ce navire était soit reconditionné en boites de conserve, soit transformé en bateau de croisière. En tout cas, Michel Sardou n’a pas chanté : « Ne m’appelez plus jamais Foooooch… ».

Le Foch erre sur la mer ! Dangereusement en plus ! Sans doute qu’il ne peut pas s’arrêter, comme ces requins qui meurent s’ils font une pause pipi.

En principe, les grosses barcasses finissent leurs jours sur les plages indiennes ou pakistanaises, les doigts de pieds en éventail, un petit cocktail gas-oil/huile de vidange à portée d’écoutille. Mais pas le Foch. Pourquoi t’est-ce ? Mystère et boule de gomme. Peut-être qu’il va naviguer jusqu’à usure complète de la coque et sombrer dans les eaux turquoise du golfe persique.

Ce que j’aimerais, c’est qu’il devienne le « Français volant ». Ca aurait de la classe, non ? Ce gros machin pourrait continuer à errer pour les siècles des siècles (enfin, jusqu’en 2600 maximum, bien entendu…) et faire peur à tous ces abrutis de plaisanciers qui pensent que la mer est un terrain de jeux pour milliardaires en manque de sensations. « The flying frenchman » surgirait de la brume au son des cornes du même nom et les yachtmen du dimanche en ferait dans leur culotte en satin moiré.

En plus, ça ferait un bon film. Avec Gérard Depardieu dans le rôle du bateau, et Pierre Niney dans celui d’un poisson-clown.

Non, mais sérieusement.

© Gifnem29 – janvier 2023

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17 commentaires sur “Mon amiral !

  1. Ton amie râle (bibi) parce que tous ces bateaux consomment des barils d’énergie fossile alors qu’on réclame à chacun de nous de faire des économies ! Et j’ai ouï, si, si, aux infos régionales d’hier, qu’une croisière de 4 mois pour faire le tour du monde affichait complet illico presto ! 1000 clampins vont danser avec les pingouins aux frais de l’humanité ! Je sais : ce n’est pas mon argent… Mais ça me révolte quand même ! On est… Fauché… Foché! Ché pas faux, hein?

    Aimé par 3 personnes

    1. et il y a des écolos (enfin se définissant comme tel) qui vont visiter le pôle nord en bateau, des croisière qui ont bcp de succès. Mais on n’en finirait plus de dénoncer les incohérences, il vaut mieux, allez, vous le savez bien… manger du chocolat… pendant qu’il y en a encore

      Aimé par 2 personnes

  2. Curieux rêve ! Pour finir dégoûtée d’avoir donné tant de leçons non apprises… Qu’on a oubliées soi-même à cause d’Al (Zheimer, le plus célèbre tueur en série, tu le connais? Moi je le crains.) Il y a des retraités dont le métier fut plus pénible qu’on le croit communément.

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  3. Article Ouest France (29 08 2022) : https://www.ouest-france.fr/monde/turquie/promis-a-la-casse-personne-ne-veut-de-l-ex-porte-avions-foch-522856ee-27b1-11ed-9284-3601a04f61d4

    Si l’histoire se répète, la saga de l’ancien porte-avions Foch, devenu le Sao Paulo au sein de la Marine brésilienne qui l’avait acheté à la France en 2000 pour 12 millions de dollars, n’est peut-être pas près d’être finie.

    Après une carrière outre-Atlantique marquée par six incendies et un faible taux de disponibilité du fait du manque de pièces détachées, ce bâtiment sorti des Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire pour rejoindre la Marine nationale française à partir de 1963, a quitté le Brésil début août pour la Turquie. Il devait y être démantelé dans un chantier de la province d’Izmir, sur la mer Egée.
    Si l’histoire se répète, la saga de l’ancien porte-avions Foch, devenu le Sao Paulo au sein de la Marine brésilienne qui l’avait acheté à la France en 2000 pour 12 millions de dollars, n’est peut-être pas près d’être finie.

    Après une carrière outre-Atlantique marquée par six incendies et un faible taux de disponibilité du fait du manque de pièces détachées, ce bâtiment sorti des Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire pour rejoindre la Marine nationale française à partir de 1963, a quitté le Brésil début août pour la Turquie. Il devait y être démantelé dans un chantier de la province d’Izmir, sur la mer Egée.
    Si l’histoire se répète, la saga de l’ancien porte-avions Foch, devenu le Sao Paulo au sein de la Marine brésilienne qui l’avait acheté à la France en 2000 pour 12 millions de dollars, n’est peut-être pas près d’être finie.

    Après une carrière outre-Atlantique marquée par six incendies et un faible taux de disponibilité du fait du manque de pièces détachées, ce bâtiment sorti des Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire pour rejoindre la Marine nationale française à partir de 1963, a quitté le Brésil début août pour la Turquie. Il devait y être démantelé dans un chantier de la province d’Izmir, sur la mer Egée.

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