C’est Mozart qu’on assassine. Ou pas.

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

« Tu peux pas t’casser il pleut, ça va tout mouiller tes ch’veux » (chanteur ? sans Gogol svp)

21 juin, date funeste depuis que Jack a trouvé l’astuce pour laisser son nom dans l’Histoire. La fête de la musique. Quelle imbécilité !

Tous les 21 juin depuis près de 40 ans, des milliers de troubadours, à peu près aussi doués que moi en solfège, envahissent les rues du pays de Marie Laforêt.

Non… J’ai tort.

Le 21 juin est un beau jour. Même pour jouer des maracas. La jeunesse a le droit de s’éclater, fut-ce sur commande. Un plus plus jeune, hier donc, j’ai appartenu à un collectif de patrons de bistrots qui organisait, tous les ans, un concert en plein air, le samedi le plus proche du 21. J’étais Monsieur Loyal (rien à voir avec Ségolène). Franchement, nous nous amusions bien, parfois jusqu’au bout de la nuit. Nous avons même reçu des « petites » célébrités (« Blankass », « Namas Pamos », les « Clams », les « Rolling stones »…).

Ce qui est vraiment discutable, c’est le choix de la date. Certes, je comprends bien la symbolique du 21 juin. En général, c’est le premier jour de l’été. Cette année fait exception vu que nous sommes le 27 octobre, météorologiquement parlant. Trêve de plaisanterie. La fête de la musique tombe systématiquement en plein dans les épreuves du Bac, privant ainsi une grande partie des lycéens d’une occasion de se déhancher aux rythmes de l’accordéon d’Aimable, ou sur les tubes immortels de Jacques Lantier, tout en buvant de la limonade bien fraîche. Les plus délurés se partageant, derrière un taillis, une gauloise, barbotée dans le paquet d’un papa en phase terminale, avant de se peloter généreusement sur les derniers slows à la mode.

Vous vous rendez compte que les jours diminuent à partir d’aujourd’hui ! Ici, la nuit est tombée à dix-sept heures trente. J’ai été attaqué par des loups en rentrant du boulot (non, je déconne, je ne travaille pas). Ensuite, j’ai croisé un bagad local, et autant les loups je les gère, autant les bagads, je les crains. Enfin, les mauvais bagads. Essayez d’imaginer une trentaine de musiciens et ciennes, affublés d’instruments aussi improbables que le biniou, la bombarde ou la grosse caisse, ayant abusé de la Coreff et du chouchen depuis le réveil, gavés de galettes-saucisses. Vous voyez le cauchemar ?

Pourtant, je vais vous faire un aveu. Je pourrais vivre sans musique, n’en déplaise à Nietzsche, toutefois, je ne rate jamais la retransmission de la grande soirée du Festival Interceltique. J’adore aux larmes. Presque. En tout cas, ça remue drôlement ma fibre celte.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

5 commentaires sur “C’est Mozart qu’on assassine. Ou pas.

  1. Tu te souviens du premier 21 Juin ? Moi oui. J’étais étudiante, j’écoutais la radio en repeignant la « chambre » d’étudiant que je partageais avec mon frère, et d’un coup le type sur hum, Europe 1, ou RTL je suppose, dit  » Aujourd’hui c’est la Fête de la Musique, alors, lorsque vous êtes dehors, vous sortez votre petit instrument »…………. je n’ai jamais oublié cette phrase qui m’a fait lâcher mon rouleau de peinture, tant j’étais pliée.

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