#SaccageParis

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, je me demande.

J’ai toujours détesté Paris.

J’ai dû y aller une quinzaine de fois depuis la première, en « voyage scolaire » lorsque j’avais une dizaine d’années. Un curieux ressenti d’ailleurs. Un compagnon de wagon-lit qui ne cessait de chanter à tue-tête « La bébête » de Carlos, le fantaisiste, pas le terroriste. Un petit déjeuner, en terrasse, dans le froid, avec des serveurs désagréables qui nous servaient du café au lait dans des brocs en inox comme à la cantine. Une bonne sœur qui nous a comptés au moins deux cents fois. Et c’est tout. Je ne me souviens pas de ce que l’on a visité.

Plus tard, j’ai rendu visite à ma sœur deux ou trois fois. Je restais une semaine et je passais mon temps au cinéma (au moins deux fois par jour aux halles essentiellement) et à la Fnac, rue de Rennes, à dévorer des BD.

Ensuite, jeune homme, je me rendais une ou deux fois par an dans la capitale pour visiter les bistrots. Pathétique. La dernière fois, c’était au réveillon de la nouvelle année 2004. Un très mauvais souvenir.

Depuis, plus onc.

Je ne me suis jamais vraiment senti à mon aise dans les rues de Paris. Je ne me l’explique pas vraiment. Un peu de paranoïa sans doute. En plus, j’ai une tête qui attire tous les emmerdeurs. C’est vrai qu’aujourd’hui, je fuis les villes autant que faire se peut. Morlaix représente mon maximum (sauf pour la librairie « Dialogues » à Brest, là je peux faire un effort une fois par an, surtout pour faire des repérages car je veux que mon urne funéraire soit déposée au rayon BD).

Lorsque je vois l’état de Paris, je ne regrette rien. Sauf que les Parisiens se précipitent en provinces et qu’ils font rien qu’à faire monter les prix de l’immobilier et de la cocaïne. Ceci dit, les rats et les pigeons n’ont pas l’air de se plaindre.

Si, bande de médisants, je suis allé au Louvres. Une fois, en juillet 2003, pour la clim’.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

13 commentaires sur “#SaccageParis

  1. Je suis passé trois fois par Paris qui est le Vatican de la francophonie. La ville est belle, rutilante, mais salle. À Montréal, les rats se font discrets. À Paris, ils se montrent sur les quais et dans les parcs. J’aime tout de même cette ville et ses immeubles haussmanniens, mais je n’aime pas ses habitants. Le pied, c’est de parcourir Paris en août. Le nirvana !

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  2. Bonjour, moi je suis née à Paris, j’aimais la ville de mon enfance, mais je n’aime pas du tout ce qu’elle est devenue,sale, des rats qui se baladent partout, l’insécurité , les pauvres dans la rue, on ne devrait plus voir cela à notre époque, dommage c’était une très belle ville bonne journée MTH

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  3. Chacun(e) aime ce qu’il veut. Si on n’aime pas c’est qu’on n’a pas trouvé quelque chose qui nous parle.
    Moi, j’y suis né, c’est la ville de ma jeunesse et puis je suis parti me perdre dans les montagnes et ceci sans regret.
    Quand j’y retourne c’est pour essayer de retrouver ce qui m’y émeut. Et je trouve. Prochainement une vidéo sur ma dernière visite (ceci n’est pas un encart pub)

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  4. J’ai lu quelque part que le problème avec Paris, ce sont les parisiens. Ici la blague qui court à propos des meilleures façons de devenir riches, on n’a qu’à aller à l’aéroport de Montréal, acheter les parisiens qui débarquent au coût réel et les revendre au prix qu’eux s’estiment.

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