Qui pro quo

Le sachiez-vous ?

Le participe passé du verbe/auxiliaire être (été) est le seul de la langue française à être invariable, sauf dans la phrase : « Les étés longs de ma jeunesse blessent mon cœur d’une langueur monotesse ».

Le mot le plus long de la langue française n’est pas « anticonstitutionnellement » mais « ethnogirafepoliscalocopie » qui ne veut rien dire mais qui compte une lettre de plus.

Depuis la préhistoire…

— « Jourd’hu…

— Je travaille Régis.

— Ben justement, tu peux arrêter.

— Tu rigoles, mon lectorat attentif attend avec impatience un nouvel article brillant.

— Ouais, ben ton lectorat attentif est en train de se faire la malle.

— L’article d’hier ?

— Dans le mille.

— A ce point ?

— On a des plaintes du MLF, d’Ideal du Gazeau, de la Fédération Française de Gymnastique, de la Confrérie des Amoureux de l’Orthographe, des peintres d’obstacles et de la SFIO.

— Ca existe encore la SFIO ?

— Faut croire.

— Tu me trouves sexiste ?

— Tout dépend de l’échelle du sexisme. Mais, en gros, non, pas tellement.

— Un peu donc ? J’ai tout de même un disque de Marie Laforêt.

— Un chouia. Le problème tourne davantage autour de l’ironie. Il faudrait peut-être lever le pied sur l’ironie.

— C’est tout ?

— Non, tu vas devoir rembourser des abonnements.

— Mais c’est gratuit !

— Raison de plus.

— …

— …

— Et ils me veulent quoi ces cons de la CAO ?

— Ils affirment que « cheval » au pluriel, ça fait « chevaux ».

(soupir)

— Dois-je me justifier encore une fois ? Ok. Les chevaux sont de splendides animaux qui s’ébattent joyeusement dans les plaines d’Amérique du nord et de Patagonie, notamment. Les chevals sont des animaux domestiqués par l’homme auxquels il a collé des godasses de plomb, de la ferraille dans la bouche et qu’il monte le dimanche matin, habillé comme un clown, sans lui demander son avis. Par ailleurs, je rappelle que je n’ai fait que 171 fautes dans la dictée de Pivot en 1994, j’ai terminé juste derrière Casimir. Hors délais qu’ils m’ont dit. J’ai toujours pas compris.

— Et puis y’a la dame.

— Quelle dame ?

— Celle qui demande si ce que tu écris est du second degré.

— Et sa demande est du second degré ?

— J’en doute.

— Ils sont tout de même bizarres les amoureux des chevals, limite intolérants, non ?

— Tu vas avoir des problèmes. Ils aiment leurs animaux c’est tout. Comme moi, j’aime mon python. En plus les chevals ont grave dégusté dernièrement.

— Oui, mais toi t’es débile. Et moi, je n’aime pas les chevals mais je ne leur veux aucun mal, ni à ton serpent, tant qu’il reste dans son terrarium. J’arrête alors ?

— C’est plus prudent. Et tu vas avoir besoin de temps pour préparer ta défense.

— Même pas un petit Nourjal ?

— A tes risques et périls.

— Bon… Je vais faire un article pour dire adieu à mon lectorat adoré.

— Mais non ! T’es trop con toi ! Je déconne ! Au contraire, tu beuzes.

— Je ?

— Tu fais le beuze.

— Le ?

— Laisse tomber.

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

9 commentaires sur “Qui pro quo

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s