Ne t’enfuis plus – Harlan Coben

Ne t’enfuis plus – Harlan Coben – Pocket (Belfond)

Voilà un bon moment que je n’avais pas lu un roman de Coben. A une époque, je me suis bien régalé avec les aventures de Myron Bolitar. Du polar simple, efficace, non dénué d’humour, assez attendu certes, mais maîtrisé. Puis, je me suis un peu lassé, comme souvent.

En me replongeant dans un bouquin de Coben, j’espérais retrouver Bolitar et son copain millionnaire complètement barré, mais point (oui, j’aurais pu vérifier avant, je sais).

Lire du Coben, quelques années après, c’est un peu comme retrouver des vieilles pantoufles confortables qu’on avait remisées dans un coin en se disant qu’elles avaient suffisamment servi. C’est agréable, un chouia nostalgique, mais l’odeur vous rappelle vite pourquoi elles dorment dans le placard. Un parfum d’usure, de vieille sueur, pas insupportable mais trop répétitif.

 » Ne t’enfuis plus  » (le titre original est « Run away » qui, si mes connaissances en langue anglaise ne me trompent pas signifie juste le contraire, quelque chose du genre  » Cours loin  » ; je ne parviens pas à comprendre ce marketing débile qui consiste à donner aux polars des titres très proches les uns des autres sous formes de questions ou d’injonctions quitte à trahir le choix de l’auteur, bien que l’auteur ne soit pas toujours responsable du titre de sa propre œuvre) est un bon roman. Il porte la signature littéraire de Coben. Celle-ci se traduit par une résolution du mystère un ou deux chapitre(s) avant la fin du livre. Puis, non pas un réel rebondissement, mais un retour sur un détail qui s’avère bien plus important que prévu.

Non, mais culturellement.

Jourd’hu

6 commentaires sur “Ne t’enfuis plus – Harlan Coben

  1. Et si nous parlions un peu du fond, vu que sur la forme il n’y a rien a dire ? J’ai lu un de tes anciens articles sur lequel tu apparaissais devant un fond d’escalier. C’était pas mal. Perso j’aime bien les armoires bretonnes, les normandes aussi, mais un peu de variété dans le décor, siérait à ton teint, je trouve. Non ? Par exemple quand un livre te plaît et que tu nous en fait part, pourquoi ne pas l’écrire devant un pommier du jardin ? Je sais je suis très critique en littérature… 😉
    C’est vrai qu’elles sont chouettes tes chroniques, même sans… fond !

    J’aime

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