Christian et Michel

Je ne sais pas vous, cher lectorat attentif, mais moi, parfois, j’ai le clavier blanc.

(d’où le titre de ce billet, dont je suis très fier ; mais je préfère vous prévenir, c’est, de loin, ce que vous lirez de meilleur)

Il y a des jours comme cela. L’inspiration me fuit.

Alors, je vais vous raconter ma journée.

8 heures : mon réveil sonne, enfin, plus exactement, la radio se déclenche ; France-Inter, c’est la seule station que je capte dans mon bled, et encore, pas tous les jours ; elle est souvent remplacée par la BBC ou une radio arabe dont je ne parviens pas à déterminer l’origine.

10 heures 30 : je me lève et je ne bouscule personne, donc personne ne se réveille pas, comme d’habitude.

10 heures 33 : pipi (rassurez-vous, c’est la seule miction dont je vous ferai part, je ne suis pas une influenceuse).

10 heures 35 : douche, avec du gel non congelé, ce qui indique que le printemps n’est pas loin.

10 heures 51 : je sors de la douche ; en effet, j’aime sentir l’eau chaude dégouliner le long de mon corps d’Adonis musculeux.

10 heures 53 : je me vêts (avec goût).

10 heures 59 : je vais au bout du terrain vérifier si la mer est toujours là ; c’est le cas.

11 heures 17 : je sors de la boulangerie avec un petit plié et un far aux pruneaux (si ma docteur tombe sur ces lignes, je lui présente mes excuses pour ce futur shoot de glucose, mais, il y a des jours comme cela).

11 heures 21 : je sors de chez le buraliste avec un paquet de clopes et un nouveau ticket de loto (j’ai gagné 4,60 euros sur le précédent).

11 heures 44 : je m’attable pour petit déjeuner et déjeuner : un demi-pamplemousse, un œuf dur, deux tranches de pain beurrée, un thé et un demi-far.

12 heures 59 : je me suis assoupi sur le canapé devant la boite à cons ; je suis crevé, c’est l’heure de la sieste.

15 heures 31 : je me lève, et je ne bouscule toujours personne.

17 heures 44 : je rentre de ma marche quotidienne ; je suis rincé ; j’hésite à m’offrir une petite sieste, mais ce n’est pas raisonnable.

18 heures : je regarde une bande d’abrutis débattre sur la défaite de l’EHPAD du PSG.

18 heures 23 : allez, un peu de ménage.

18 heures 24 : fin du ménage.

(vous êtes toujours là ?)

La soirée fut calme. Rien de notable. Ah si, pardon. J’ai eu la visite d’un chat.

Voilà voilà.

« Echangerais quotidien particulièrement éreintant contre vie pépère loin de la civilisation ».

Non, mais sérieusement.

Gifnem29

14 commentaires sur “Christian et Michel

  1. Outre un titre brillant, désolée, Dany ce sera pour un autre titre, c’est peut-être le début d’une grande oeuvre à suspense.
    Car, oui, je suis intriguée. J’ai disséqué le texte, ai tenté d’y dénicher des indices mais le mystère reste entier : que fait notre narrateur entre 8h et 10h30 ? Et cette marche quotidienne : où va-t-il ?
    Mon neurone surchauffe, imagine mille scenarii, je piaffe de connaître la suite !!!

    Aimé par 1 personne

  2. Vous oubliez d’inclure votre tapotage de clavier et vos papotages internautiques! Je l’aime bien, moi, votre vie… Voir la mer au fond du jardin ou entendre l’autoroute qui traverse l’entre deux collines, que préférez vous? Vous avez les meilleures conditions d’existence. Et comme nous n’entendons pas, ni vous ni moi, le canon et que vous pouvez rêver à des compagnes ou compagnons que vous ne trouveriez même pas « canon » si vous les rencontriez… Tout est OK. Continuer de vivre pépère sans supporter de mémère ! Vous êtes verni, quoi! Et vos articles ont pour nous le vernis de l’humoristiquement vécu. Mercîiiiiiiiiiii

    Aimé par 2 personnes

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